Troubadour poussé par les doutes, Mojo explore, cherche, questionne. Et s’aventure parfois à noircir le silence de ses poèmes. Dans L’errance est humaine, il jongle en équilibre sur la ligne d’horizon. Avec respect et dérision, il traque la déraison des saisons qui craquent. Dans les vacarmes comme dans les murmures du temps qui passe, Mojo conte un petit bout d’espoir. Une histoire d’apprentissage, de rage, de virages et de joies sauvages.
On ne s’est jamais rencontré alors par où je vais commencer?
Déjà plus de trente piges que j’traîne ma marge loin du rivage
Plus barge que berges, plus barde que bref
Du rap à Brel, voilà que mon l’enfance me rappelle
J’ai grandi en Belgique, je représente BXL
Mon accent se traîne dans mes poèmes
Je suis cette grande frite qui se promène
Et sous mon mètre nonante bien tassé
Se cache un gamin qui passe son temps à rêvasser